Projeter d'implanter dans un des départements les moins venteux de France, l'Allier, six éoliennes les deuxièmes plus hautes de France (191 m, les plus hautes, de 192 m, se trouvant dans le Jura), il fallait oser. Michel Aurambout, maire de Busset et vice-président développement durable (sic) de la communauté de communes a osé.

  Les pays premiers promoteurs et producteurs d'éoliennes, les Pays-Bas et l'Allemagne, ont depuis longtemps abandonné les méga-installations, qu'ils n'utilsent plus que dans les parcs offshore, au profit d'autres sources d'énergies plus écologiques et aussi de petites éoliennes domestiques, plus faciles à entretenir, d'un meilleur rapport qualité/prix et au bilan écolgique global réellement positif contrairement à celui de la plupart des gros systèmes. Mais en France on n'a de leçons à recevoir de personne et surtout on a peur de passer pour des cons si on change d'avis alors que justement il n'y a que les cons qui ne change pas d'avis, et c'est ainsi qu'on continue à faire la course au moulin à vent le plus gigantesque. Et comme à Vichy on a toujours été plus français qu'ailleurs on se retrouve avec un projet de construction de six éoliennes de 191 m, trois sur la commune de Busset et trois sur la commune d'Arronnes.

  Ce projet a suscité un petit tollé et des opposants m'ont contacté pour me demander mon appui. Dans un premier temps j'ai accepté avec assez d'enthousiasme, d'où l'en-tête de cette page : le titre, le petit miquet animé et la photo de Busset avec un moulin à vent puisqu'il est bien connu que nos grands ancêtres construisaient des moulins à vent partout où il y avait assez de vent pour les faire tourner – simplement j'ai dû coller sur l'image avec PhotoShop un moulin à vent d'Ally, en Haute-Loire, car il n'y a aucun moulin à vent sur le territoire de la commune de Busset.

  L'idée de croiser à nouveau le fer avec Michel Aurambout, maire de Busset et promoteur du projet, ne me déplasait pas : j'avais de vieux comptes à régler avec lui. En 2008 il m'a fait condamner pour avoir entre autres, parlant de lui et de son conseil municipal, utilisé les termes de ''notable menteur'', ''sous la conduite de nuls'', ''Je parle ici de Topaze dont un aurambout n'aura jamais la classe'' et ''un maire qui les roule dans la farine'', termes qui selon le Tribunal Correctionnel de Cusset constituaient ''des expres­sions outrageantes, voir des termes de mépris''. Or en presque deux mandats le maire Aurambout a largement montré que ces termes n'étaient ni outrageants ni méprisants mais bien la description d'une réalité – et il serait aujourd'hui facile de prouver qu'ils l'étaient déjà en 2008, des langues qui alors refusaient de témoigner étant aujourd'hui (grâce aux deux mandats...) prêtes à se délier.

  Et puis il y a cette main-courante de 2008 à la gendarmerie de Vichy dans laquelle Michel Aurambout m'accuse de menaces de mort. Moi qui de ma vie, à part quelques mouches et moustiques, n'ai tué qu'un chat doré (ce n'est pas un chat domestique comme ceux que des chasseurs de Busset ont l'habitude de massacrer, mais un genre de petite panthère rousse de Côte-d'Ivoire), ce dont plus de quarante ans après j'ai encore grands regrets et honte car j'ai tiré en me croyant attaqué alors qu'il s'agissait d'un jeune qui avait encore plus peur que moi et qui se serait probablement enfui si je ne l'avais pas abattu. Moi qui souhaite ardemment que Michel Aurambout vive le plus longtemps possible pour que les bussétois, beaucoup de temps aidant, finissent par comprendre ce qu'il a fait de leur commune, et qu'il meure alors de mort naturelle le compte en banque bien garni mais entouré du mépris des siens anciens administrés. Le menacé de mort n'a toutefois pas porté plainte et la farce était tellement énorme que les gendarmes ne m'ont même pas convoqué, ils ont dû mettre ça sur un abus de mauvais Saint-Pourçain, et c'est moi qui suis allé les voir pour demander ce qu'il en était quand l'épouse Aurambout est venu annoncer à ma compagne que son mari avait porté plainte contre moi pour menaces de mort...

  Ceci dit, petit Michel, en tant que maire tu es aussi officier de police. J'ai fait du droit (un peu, c'était en Sciences-Éco) il y a plus de cinquante ans et crois me rappeler que la diffamation de la part d'un officier de police, ça relève de la Cour d'Assise. Tu nous vois tous les deux devant la Cour d'Assise de Riom ? Avec, en cas de condamnation, fouille préalable avec doigt dans le cul et tout et tout. Mais rassure-toi, ma couille, il me reste trop peu de temps à vivre pour que je le perde avec de telles futilités.

  Dans un premier temps j'étais donc parti pour soutenir les opposants au projet de gigas moulins à vent. Et puis j'ai entendu des bussétois, dont de farouches opposants au maire Aurambout, dire que oui, les éoliennes c'était écologique. Et je me suis souvenu d'un prof de droit constitutionnel (c'était toujours en Sciences-Éco) qui nous disait, à propos de la passivité et de l'inculture civique de nos concitoyens : «Après tout, comme disent les putes : chacun son truc». Et je me suis que non, ça ne valait vraiment pas la peine que je me fatigue pour ça, d'ailleurs je ne suis plus bussétois. Vous avez voulu Aurambout à plus de 50 % des électeurs inscrits, eh bien gardez-le. Vous voulez des éoliennes, eh bien prenez-les. Et que ceux à qui ça ne plait pas fassent comme moi il y a plus de dix ans : qu'ils quittent Busset et laisse ce patelin s'auto-consumer.

  Ce site n'existera donc pas.

  Et je n'aurai pas à poser, par exemple, la question de savoir qui dans cette histoire, seront les gagnants et les perdants. Pas sur le plan écologique où le bilan global est de toutes façons négatif, mais sur le plan financier : à qui ça va rapporter et qui va payer, parce que s'il y en a qui encaissent il y en a forcément des qui payent.

  Ou la question de savoir ce que deviendront les éoliennes en fin de concession, 25 ans je crois. Installées sur des terrains achetés par les communes elles deviendront en principe propriétés de celles-ci. Or un budget annuel de Busset et a fortiori un budget d'Arrones ne suffiront pas pour démonter ces monstres probablement hors d'état. Rien que pour qu'il assiste à cela je voudrais que le menacé de mort précité devienne centenaire. Attendra-t-on que les pales de 100 mètres rouillent et tombent toute seules ? Peut-être qu'un bon tremblement de terre, après tout on est sur la faille Est de la Limagne, débarrassera des pylones. Ou bien, le dérèglement climatique aidant, une tempête un peu plus forte que celle de 1999 mettra fin prématurément à la vie des gadgets.

  Et plein d'autres questions intéressantes que les bienheureux habitants de Busset et d'Arronnes ne se poseront que quand ils prendront les réponses sur la gueule.

  Je n'aurai pas à les poser parce que ce site n'existe pas.

Hans Fraehring

Péesse à l'attention de Michel Aurambout :

  Sur ce coup j'ai été prudent, j'ai montré cette page à mon avocat avant de la mettre en ligne : c'est inattaquable. Mais si tu veux vraiment remettre le couvert... Ça égayerait mes derniers jours : Cour d'Assise de Riom (moi en fauteuil roulant), fouille avec doigt dans le cul, etc.

  J'allais oublier : cette page fait partie avec le site Busse.info de l'espace internet www.mireille-hans.fr. Toutes les dispositions ont été prise pour que cet espace me survive de très longues années et pour que si profitant de ma mort on en supprimerait tout ou partie il serait en trois clics et quelques minutes transféré sur un serveur étranger.





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