Debout ! • Pont Fabricius

Le gouvernement français va soutenir à coup de milliards Renault, Air France et Airbus, mais rien pour les soignants qui deux mois après le début de l'épidémie vont toujours au front avec des protections insuffisantes : manque de blouses et de charlottes et surtout équipement en masques dits de chirurgien à sens unique qui protègent le patient mais pas le porteur – et ce alors que selon le Canard Echaîné du 6 mai 2020 un stock ''stratégique'' de 56 millions de masques FFP2, c'est-à-dire à protection double sens, était et est toujours disponible.

Combien de médecins, d'infirmières, d'aides-soignants, de brancardiers, d'agents d'entretien et de nettoyage, combien ont été sacrifiés par la pénurie de masques adéquats ?

Combien d'années la France mettra-t-elle pour se relever de la dette monumentale accumulée à cause de dizaines de milliers d'entreprises paralysées alors qu'elles auraient pu tourner avec des masques FFP2 ?

Les Journalistes Français, au lieu d'insister et insister sur ces sujets fondamentaux :
— qui est responsable de la destruction puis de la pénurie de masques FFP2 ?
— qui va prêter à la France les milliards dont elle a besoin – et comment vont-ils être remboursés ?
préfèrent traiter des sujets autrement plus important comme ''les coachs sportifs peuvent-ils faire du coaching à domicile pendant le confinement ?'' (sic – BFMTV, en boucle).

Et les Citoyens Français avalent sans broncher la potion, affalés dans leur fauteuil, la Kronenbourg dans une main et les couilles dans l'autre pour se les gratter (les femmes sont à la cuisine mais n'en pensent pas moins), et sont toujours 40 % à faire confiance aux amateurs qui les gouvernent.

Je crois qu'il est opportun de citer derechef ce propos de comptoir d'une page précédente de même titre mais cette fois sans le tempérer : nous sommes un peuple fier et debout, surtout debout parce que à force de nous faire enculer on a tellement mal au trou qu'on ne peux plus s'asseoir.

On est en guerre, a dit président Macron. Et la guerre c'est la guerre, alors lis ces strophes, ami lecteur amie lectrice, ô mon frère ô ma sœur, et lève toi et marche :
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades;
Ohé les tueurs, à la balle et au couteau tuez vite !
Ohé saboteur, attention à ton fardeau, dynamite !

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons, pour nos frères,
La haine à nos trousses, et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves,
Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève.

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait, quand il passe;
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes,
Sifflez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?

Alors tu te lèves, ami lecteur amie lectrice, ô mon frère ô ma sœur ? Et tu marches ou tu attends la prochaine bite ?

Un gilet jaune, Christophe Chalençon, vient d'être arrêté pour avoir appelé sur internet à renverser le pouvoir.

Se trouvera-t-il un procureur qui m'enverrait au tribunal (en fauteuil roulant) pour avoir publié les paroles ci-dessus ? Paroles du Chant des partisans de Maurice DRUON, de l'Académie française, et de son oncle Joseph KESSEL, aventurier et écrivain, tous deux compagnons de Charles DE GAULLE, général rebelle condamné à mort par l'état français.

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Des visiteurs de ce site se disent intrigués par l'image du bandeau d'en-tête de ces pages. Il s'agit d'un fragment d'une vue du Pont Fabricius de Rome prise en 2013 depuis l'Île Tibérine :



Je suis moins fier de la suite :



Et pendant qu'on y est voici l'original de la photo de ton serviteur sur le bouton de ce site sur la page d'accueil :










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