CORONAVIRUS 

IL Y AURA UN AVANT ET IL Y AURA UN APRÈS (On peut rêver)

Nous sommes début avril 2020, en France.

Il y a quelques jours le Conseil d'État a jugé infondée la demande de production de masques et que les commandes à l'étranger arriveront en France en quantité suffisante. Un français établi en Chine a proposé à la France un million de masques livrables de suite mais n'a reçu aucune réponse. Certains départements achètent directement des masques et en obtiennent, prouvant que c'est possible, et se les font parfois réquisitionner par l'État (2.000.000 pour les Bouches-du-Rhône). Des communiqués officiels promettent ici et là des dizaines ou des centaines de milliers de masques alors qu'il en faudrait des millions – en général sans préciser s'il s'agit de masques de chirurgien ou de masques FFP2 (pour filtering facepiece).

Attention : les masques dits ''de chirurgien'' sont à sens unique : TON INTERLOCUTEUR EST PROTÉGÉ DE TES POSTILLONS MAIS TU NE L'ES PAS DES SIENS ÉVENTUELLEMENT CONTA­GIEUX. Les masques dits ''alternatifs'' ou ''grand public'' qui devraient être disponibles en France à partir du 11 mai sont encore moins efficaces que les masques de chirurgien. Seul les masques de type FFP2 (ou à la norme américaine N95 ou à la norme chinoise KN95) sont à double sens : l'interlocuteur et le porteur sont protégés.
—————————————
Péesse vraiment post  : Des lecteurs ne sont pas convaincus par les affirmations ci-dessus. Pour eux entre autres voici la copie le 28/11/2020 d'une note bien planquée dans un site gouvernemental :




Plus de trente jours après le début de la pandémie il y a toujours en France grande pénurie de masques FFP2 et l'on envoie donc au contact direct du Coronavirus avec de simples masques de chirurgiens les aides-soignantes et aides-soignants, les infirmiers et infirmières, les médecins, les caissières de supermarchés et autres inutiles. À Mulhouse l'armée a construit un hôpital de campagne pour soulager l'hôpital civil surchargé. En dix jours. Dix jours : s'il prenait à la Suisse la fantaisie de nous envahir les troupes d'occupation seraient à Calais, Brest, Biarritz, Perpignan et Nice avant que nous ayons construits un hôpital de campagne.

On est en guerre, a dit président Macron. Il a raison.

Jadis, quand on était en guerre, des saboteurs planqués à l'arrière qui auraient envoyé au front des soldats avec des armes sans munitions ou avec des munitions à blanc auraient été fusillés.

Dans la guerre macronienne les sales cons qui envoient au contact direct du Coronavirus avec de simples masques de chirur­giens (pour mémoire : qui protègent l'interlocureur éventuellement contagieux mais pas le porteur) les aides-soignantes et aides-soignants, les infirmiers et infirmières, les médecins, les caissières de supermarchés et autres inutiles ; les sales cons qui détruisent l'économie du pays parce que s'il y avait eu assez de masques FFP2 on aurait évité la fermeture de milliers d'usines et la mise au chômage technique de millions de travailleurs, dans la guerre macronienne ces sales cons continue à toucher leur paie d'énarque ou de smicard, parce qu'il y a des cons de tous les niveaux.

Des sales cons qui font de la France peut-être définitivement un pays de merde. De la France qui parfois est si belle, de la France que j'aime, de ma France, celle de Jean Ferrat, pour l'écouter ami lecteur, ô mon frère ô ma sœur, s'il-te-plaît, clique. J'ai la haine et me dis parfois qu'à défaut de fusiller il faudrait, pardon Albert Londres, rouvrir Cayenne

Il y a quelques jours le Conseil d'État a jugé infondée la demande de production de masques et que les commandes à l'étranger arriveront en France en quantité suffisante.

C'est quoi, le Conseil d'État ?

Le Conseil d'État est la plus haute des juridictions de l'ordre administratif de la République. Les conseillers d'État sont un peu plus de 200. Ce sont principalement des maîtres de requêtes nommée à l'ancienneté, tous issus des têtes de promotion de l'École Nationale d'Administration (ENA) mais ils peuvent être nommés ''au tour extérieur'' par le Conseil des Ministres ou le Président de la République.

C'est quoi, un conseiller d'État ?

Prenons un exemple, Michel Charasse, décédé il y a quelques semaines et suffisamment glorifié. Plusieurs fois ministre il est surtout connu pour ses gros cigares avec lesquels il empestait les lieux publics, y compris les studios de télévision. C'est le héros de l'interlude Tiens, fume ! de ce site, où, en 2006, alors socialiste, il protestait contre les hausses du prix du tabac au motif que cela allait entraîner 1.500 chômeurs. Aucun journaliste présent, parce qu'il étaient tous français et incultes ou parce qu'ils étaient paralysés par les rejets du fumant personnage, aucun journaliste n'a objecté que 1.500 chômeurs oui, mais en France le tabac tue plus de 70.000 personnes par an, dont près de 5.000 victimes passives non fumeuses mais exposées aux pollutions du type charassesques. Michel Charasse était maire de Puy-Guillaume, une petite ville près de Vichy, pas loin de chez moi, c'est pour cela que je l'ai pris pour exemple. À Puy-Guillaume il a fait limiter la vitesse à 60 km/h (son successeur l'a rétablie à 50 km/h).

La gravité d'un accident n'est pas proportionnelle à la vitesse. Elle est fonction de l'énergie déployée lors du choc; c'est-à-dire du carré de la vitesse. Un accident à 60 km/h n'est donc pas (60/50-1) = 20 % plus grave qu'un accident à 50 km/h mais (60²/50²-1) = (3.600/2.500-1) = 44 % plus grave.

Péesse pour les lecteurs un peu chauffards : selon la même règle un accident à 127 km/h est deux fois plus grave qu'un accident à 90 km/h. Ça peut être la différence entre la vie et la mort.

Michel Charasse a été nommé Conseiller d'État au tour extérieur par Nicolas Sarkozy en 2008.

Le Conseil d'État a jugé infondée la demande de production de masques et que les commandes à l'étranger arriveront en France en quantité suffisante. Les sales cons responsables de centaines de morts et de milliers d'usines fermées peuvent dormir tranquilles même si aujourd'hui, plus de 30 jours après le début de la pandémie, grâce à eux la France manque cruellement de masques et de tests.

•※•

J'ai 78 balais et je suis rescapé d'un cancer du pancréas grâce à une très brillante intervention, il y a deux ans, du docteur Raphaël Bourdariat de Lyon et suis condamné à un fauteuil roulant par une neuropatie irréversible et incurable grâce à des erreurs de diagnostic de médecins de Vichy (qui sera toujours Vichy) et à de mauvais soins à l'hôpital Jean Mermoz de Lyon, qui ont aidé un composant de mes chimiothérapies, l'oxaliplatine, à me mettre dans cet état. Si vous la voyez, cette saloperie d'oxaliplatine (C
8H14N2O4Pt), faites un grand détour. Bon, elle a contribué à me sauver la vie, la saloperie, mais mal administrée elle m'a aussi collé une neuropathie qui fait qu'il m'arrive de me compisser et parfois même de me conchier malgré un QI de 150. Fin de la partie diafoirienne, tu trouveras bientôt, ami lecteur ô mon frère, tous les détails sur cet espace www.mireille-hans dans un site à venir : ''VICHY M'A TUER''.

Mais je ne suis pas un vieillard gesticulant qui du fond de son fauteuil éructe sous son béret en agitant une canne des protes­ta­tions baveuses. J'ai assez bon moral et du fond de ma chaise roulante arrive à faire une cuisine que mes invités apprécient toujours : blanquette de veau à l'ancienne, morue à la limousine, baekeoffe (je suis alsaco), flan pâtissier et autres.

Mon état à un avantage énorme : si d'aventure un quidam se sentirait insulté ou diffamé directement ou indirectement par des propos de ce site et irait jusqu'à porter plainte il y a de fortes chances que je sois mort au moment du procès. Je peux donc affirmer des vérités sans preuves. Et comme par ailleurs j'ai pris des dispositions pour qu'en cas de tentative d'interdiction de tout ou partie de cet espace www.mireille-hans.fr après ma mort celui-ci soit transféré en cinq clics et quelques minutes sur un serveur étranger quasi intouchable...
En d'autres termes Messieurs les censeurs de vérités sans preuves : vous l'avez dans le cul. Et si je puis me permettre cette précision : bien profond.

J'ajoute, avant de revenir au Coronavirus, que politiquement je suis inclassable. J'ai fait un tour de piste au parti communiste il y a plus de cinquante ans, il y a prescription, puis au parti socialiste il y a plus de trente ans, il y a prescription aussi. J'ai toujours passé pour un peu fou, il y a trente ans quand je parlais de TVA sociale et de revenu minimum garanti, aujourd'hui quand je prédits pour les années à venir une inflation à deux chiffres susceptible de provoquer l'écroulement du système bancaire.

Il y a trente ans je n'étais pas seul à parler de TVA sociale et de revenu minimum : il y a eu aussi, en France, Édouard Balladur (avec son système d'impôt négatif) et François Bayrou, avec les succès que l'on sait.

Depuis dix ans je suis à toutes les élections fanatiquement abstentionniste. Si je devais me classer je dirais que je suis un anarchiste agnostique d'extrême centre qui croit aux principes cités à la page à suivre Beati pauperes spiritu et plus particuliè­re­ment à celui de Molière : ''Je crois que deux et deux sont quatre et que quatre et quatre sont huit''.

•※•

Il y aura un avant et il y aura un après. Le Coronavirus va peut-être sauver l'humanité.

Avant il ne fallait pas être collapsologue déjanté mais tout simplement logique pour prédire la fin prochaine de l'humanité si celle-ci ne changeait pas profondément de comportement. Par prochaine il ne fallait pas entendre demain ni même dans cinq ans, il fallait chiffrer en décennies, voire en siècle, pour assister non pas à la fin du monde mais juste, Darwin oblige, au remplacement de l'homme par le corbeau, ou le rat, ou la fourmie – plus exactement la fourmillère puisque là l'individu est la fourmillère.

La pandémie, si elle est assez violente – et dans cette optique il serait souhaitable et salutaire qu'elle le soit – pourrait amener un changement fondamental des structures et des valeurs.

Il y a déjà un ''Après'', c'est la perception qu'a désormais le reste du monde de la Chine. Voilà un pays de plus d'un milliard d'habitants (en fait plus de 22 fois la population française) qui a réussi à éliminer la famine, contrôler les naissances et supprimer la surnatalité, augmenter son niveau de vie de 1,5 % par an depuis 30 ans (France : 0,6 % – sources : Nations Unies) et vaincre une pandémie, même si les chiffres de décès publiés sont sujets à caution. La Chine va être le pays avec lequel il faudra compter et son poids et son pouvoir vont augmenter d'autant plus facilement que deux autres grandes puissances mondiales, les États-Unis et le Brésil, sont gouvernés par des populistes imbéciles réduits à un raisonnement strictement binaire.

Si on analyse les discours (et les twitts...) de Donald Trump) et de Jair Bolsonaro on s'apperçoit que tous deux sont limités strictement à une logique binaire : pour eux il n'y a que le bien ou le mal, les gens sont bons ou mauvais, les choses sont belles ou vilaines, les actions nécessaires ou inutiles, il n'y a d'alternartive au blanc que le noir. Ils semblent, et sont probablement incapables d'imaginer des situa­tions ou caractéristiques intermédiaires.

Chaque fois que je les vois et entends je pense inmanquablement au roman de science fiction Le Monde des Ā de Alfred Elton van VOGT (excellemment traduit en français par Boris VIAN) où la pensée binaire A (pour aristotélicien : ''oui ou non'') est opposée à la pensée probabiliste Ā de Démocrite (non-A pour non aristotélicienne : ''tout est possible''). Van VOGT y cite son professeur le grand sémanticien Alfred KORZYBSKI : ''Ne dites pas «Dupont est communiste»; dites «Dupont (1949) est communiste», car tout est susceptible de changer, y compris les opinions politiques de Dupont'' ''Ne dites «Cette chaise est en bois» car cette chaise a beaucoup d'autres caractéristiques, en particulier elle sert à s'asseoir dessus''. De telles notions sont étrangères à Trump et Bolsonaro. Pour Blsonaro la forêt amazonienne c'est du bois et pour Trump le nord-coréen Kim Jong-un est tantot ''une mauvaise personne'', tantot ''une bonne personne'' (sic).

Ce bilan chinois entraînera peut-être une révision selon moi souhaitable des valeurs de la démocratie. Il n'a pu être obtenu que par des réformes sévères de longue durée et par leur durée même incompatibles avec des politiques électoralistes : il fallait obligatoirement un régime despotique, éclairé ou non.


En 2005 j'étais assis avec un guide au bord d'un lac artificiel marocain, je crois que c'était Aït Ifous. Mon compagnon, on ne peut plus farouche opposant à Hassan II et un peu plus tolérant avec Mohamed VI alors au pouvoir depuis six ans, m'a dit : «Tu sais, je dois reconnaître que ce barrage et tous les autres n'auraient pu être construits si on n'avait pas eu un pouvoir assuré de durer, c'est-à-dire sans élections, parce que ça a coûté cher et que le peuple a dû se serrer la ceinture pour le payer avant d'en retirer les bénéfices actuels».

J'entends dans nos campagnes hurler les bobos : ''Tian'anmen''. Je sais : 240 morts selon le pouvoir chinois; 7.000 morts selon l'OTAN en passant par environ 1.000 selon Amnesty International. Je leur dit, mais je sais qu'ils ne m'entendront pas, que mettre même 7.000 morts en regard du bilan précité c'est faire comme le clown dont il est question plus haut et qui a mis 1.500 chomeurs en regard de 70.000 vies.

Un autre ''Après'' sera probablement une inflation quasi mondiale à deux chiffres susceptible de faire s'écrouler le système bancaire international.

La plupart des grandes nations, du moins celles qui peuvent se le permettre, font des dépenses énormes pour essayer de compenser les effets immenses de la pandémie sur leurs économies et les retombées sociales conséquentes – la Chine officielle­ment moins touchée mise à part. Ces dépenses exceptionnelles ne peuvent être financées par des augmentations des pressions fiscales qui risqueraient de provoquer des désordres sociaux eux aussi générateurs d'inflation. Elles seront donc financées par des emprunts aux banques. Pour rembourser leur dette devenue monumentale sans augmenter la pression fiscale les nations – quasiment toutes – seront obligées de faire fonctionner la planche à billet d'où l'inflation à deux chiffres citée et une augmentation liée des taux d'intérêts. Les banques, qui auront prêté aux taux d'intérêts très bas actuels, seront remboursées en monnaie de singe et beaucoup n'y surviront pas. Par ailleurs les taux d'intérêts élevés provoqueront un déplacement des investisseurs depuis les actions vers les investissements monétaires et donc un krach boursier généralisé : les actions retrouveront leur cours normal, selon moi en gros la moitié de leur cours actuel. La crise sera sans commune mesure avec celle de 2008 provoquée simplement par l'insolvabilité de quelques millions de petits emprunteurs privés américains.

L' ''Après'' de loin le plus important n'est pas prévisible parce qu'il est fonction de l'attitude des masses. Ce qui est pévisible, ce sont les possibilités. On se retrouvera face à un écroulement total des structures économiques (je dis bien des structures, pas des outils). Les choix possibles seront soit reconstruire au presque identique, soit saisir l'occasion pour une refondation générale. Les masses seront partagées entre les deux écoles, non seulement par pays mais au sein de chaque pays par courant. Les affrontement seront violents parce qu'il sagira de prise de pouvoir politique et économique, non pas évidemment par les masses mais par les dirigeants de leurs courants.

Le courant de refondation pour un développement durable sera probablement le plus important, et pour cette raison il étouffera tous les autres. Malheureusement il sera lui-même sans doute débordé pour plusieurs raisons.

La principale tient à sa nature et a celle de ses adhérents. Une refondation réelle pour un développement durable serait incontes­tablement une révolution puisqu'elle renverserait les structures économiques, politiques et sociales pour les remplacer par de nouvelles. Et une révolution respectant les principes démocratiques est vouée à l'échec. Je n'en trouve aucune dans toute l'histoire qui ait réussi sans utiliser tôt ou tard la violence – même le chilien Salvador Allende, après avoir négligé de réprimer par la force la grève des camionneurs fomentée par les États-Unis, est mort les armes à la main. Or les leaders et les partisans de la révolution écologique ne semblent pas avoir la mentalité nécessaire à une action armée, ce dans le temps où leurs adversaires, les partisans de la reconstruction des structures antérieures, en ont non seulement la mentalité mais aussi les moyens, énormes.


La ''république'' grecque antique était plus une civilisation avec ses philosophes qu'une révolution. Elle a été amenée par le renversement de tyrans par des bourgeois commerçants et est toujours restée bourgeoise. Son régime électoral était d'ailleurs censitaire.

Quant à la révolution française de 1789, née d'émeutes de famine entraînée par des années de séche­resse et récupérée par les bobos de l'époque pour finir dans la terreur, on ne peut pas dire que ce soit une réussite sauf pour les bobos d'aujourd'hui. J'aurai l'occasion de revenir sur son slogan ''Liberté - Égalité - Fraternité'' dans les pages à venir si, selon la formule pour moi consacrée, la camarde le veut bien.



Une autre raison de l'échec d'une refondation pour un développement durable serait la forte fragmentation habituelle des mouve­ments écologistes, apparemment directement liée à la personnalité de leurs leaders et adhérents. Probablement globalement majoritaires, il seraient individuellement trop faibles dans la fausse démocratie instaurée initialement par les partisans de la reconstruc­tion.

Le courant pour la reconstruction à l'identique des structures d'avant la pandémie Coronavirus sera toujours au pouvoir aprés elle dans un monde majoritairement régi par de prétendues démocraties, et ce sera là un grand avantage. Un autre avantage sera l'énorme armée de dizaines de milliers de lobbyiste qu'il a à sa disposition pour drainer les masses.

Les dirigeants réels de ce courant sont peu nombreux : il s'agit des fonds d'investissement, dont les fameux fonds de pensions. L'objectif de chaque fond est de maximiser sa rentabilité propre et il n'y a donc pas de stratégie, et partant d'action collective, ni d'analyse prospective générale des structures politiques et sociales. Ils continueront comme cela leur était suffisant avant la pandémie d'étudier essentiellement les structures économiques. Ils prendront en compte pour maximiser leurs profits l'inflation à deux chiffres et l'état de pénurie mais pas leurs conséquences sociaux-politiques : un mécontentement général provoqué par une baisse énorme du pouvoir d'achat et favorable aux partis populistes extrémistes qui finiraient par dominer d'abord la structure politique puis toutes les autres, c'est-à-dire le monde entier ou presque. Je n'exclue pas que l'on trouve, dans cette dynamique, des alliances entre des extrêmes opposées.

Ce qui me rappelle la version dite Mogador (1981) de Je veux cette fille de Jacques HIGELIN qui raconte entre autres le périple d'un jeune spermatozoïde qui arrivé aux trompes ne sait pas laquelle choisir, la gauche ou la droite, et le chanteur de constater que ''l'ingénu ne savait pas encore qu'en prenant à gauche et en faisant le tour on finit par arriver à droite''.


De par leur nature populiste les partis extrémistes n'ont pas de programme économique cohérent. Contrôlant fermement le monde ils le conduiraient à long terme (parce compte tenu de leurs méthodes ils seraient assurés de garder le pouvoir longtemps) re-Darwin re-oblige, à l'avênement des corbeaux, rats ou fourmis si, parce qu'il y aurait un si, si la Chine n'existait pas. Vous vous souvenez, la puissance dont il était question en haut de cette page page. La Chine grâce à sa gouvernance despotique imperméa­ble aux populismes étrangers qui ne seraient donc pas maîtres de tout le monde.

Bien au contraire : il y aurait confrontation entre le conglomérat de gouvernements populistes de droite ou de gauche (ou de coalition) et de fanatiques religieux, et la Chine qui finirait tôt où tard par dominer l'assemblage hétéroclite de ses adversaires. La confrontation pourrait même être militaire mais cela ne changerait rien à son issue. Et si d'aventure un état islamiste extrémiste faisait usage de l'arme atomique, n'importe qui peut aujourd'hui fabriquer sa bombinette, la Chine balancerait quelques projectiles nucléaires avant de rester in fine maîtresse du terrain : le monde. Dans vingt ou cinquante ans, elle a tout son temps.


wŏ men shēng huó zài yí gè wĕi dà de shí dài (on vit une époque formidable).








Site non commercial créé en 1999. © Hans Fraehring et ceux des œuvres phot­ogra­phiées. Responsable légal : Hans Fraehring. Tous les sites de cet espace sont sans publicité, sans cookies, sans Twitter, sans Facebook et assimilés depuis 1998. Ils ne font appel à aucun artifice pour être référencés en tête par les moteurs de recherche. Si vous les avez aimés signalez les à vos amis.